A propos

Philosophie ou valeurs de l’école

Un adulte n’apprend pas comme un enfant, cela n’est plus à démontrer. Le vécu, l’âge, les contraintes et les responsabilités qui caractérisent un adulte ne lui laissent ni la même souplesse intellectuelle, ni le même idéalisme ; les adultes ont une forte résistance face à un système pédagogique classique. C’est pourquoi nous avons privilégié les travaux et les travaux de groupes plutôt que l’étude de gros syllabi.

Suite à ces constats, nous avons souhaité que nos enseignants, devenus des formateurs, puissent travailler avec les adultes dans un climat de classe positif, avec des méthodologies adaptées et une souplesse organisationnelle adéquate.

Ainsi, pour pouvoir garantir que nos «formations soient de qualité et qu’elles se donnent dans une ambiance de convivialité», nous nous sommes adaptés aux besoins de nos étudiants.

  • Nous développons et favorisons l’autonomie de l’étudiant ;
  • Les enseignants disposent d’une note d’intentions pédagogiques pour rendre clair le contrat qu’ils ont avec les étudiants ;
  • Les enseignants suivent régulièrement des formations pédagogiques ;
  • L’école a misé sur les technologies informatiques interactives en développant les classes TICE ;
  • L’ouverture de l’école sur le monde commence par l’écoute des étudiants, de leurs besoins, de leurs difficultés … ;
  • Le respect, l’écoute, l’accompagnement et la connaissance de chacun sont les valeurs primordiales développées dans notre établissement
  • Une attention toute particulière est accordée aux étudiants en situation de handicap. Chaque situation est étudiée individuellement et les conseils des études mettent tout en œuvre pour essayer de rendre l’apprentissage accessible à tous.

Aujourd'hui, les institutions chrétiennes sont transformées notamment par la reconnaissance de l'autonomie des réalités profanes et par la pluralité des convictions et des cultures qui s'y retrouvent. (extrait de : « Mission de l’école chrétienne).

Quelques mots d'histoire

C'était après les émeutes de 1886, Monseigneur Doutreloux, Evêque de Liège, suscita dans son diocèse un mouvement d'études et de réalisations auquel il donna la forme et nom de "Congrès des Œuvres Sociales".

Ce congrès eut lieu l'année suivante et, dans son discours d'ouverture, il déclara: "Un des principaux industriels de mon diocèse a fait écrire au programme du Congrès, la question de savoir s'il n'y aurait pas lieu de fonder une œuvre d'Aumôniers du Travail, qui serait en contacte immédiat avec l'ouvrier et formerait en quelque sorte, une œuvre de la propagation de la foi parmi les ouvriers. Au premier abord, cette proposition paraît une réalisation difficile; cependant, après avoir réfléchi et prié pour être éclairci à ce sujet, j'incline à croire qu'elle n'est pas aussi exclusivement théorique qu'on pourrait le penser".

Le titre d'Aumôniers du Travail était créé.

En 1891, le pape Léon XIII, promulgua sa fameuse encyclique "Rerum Novarum", qui sera précisée 40 ans plus tard par le pape Pie XI dans son encyclique "Quadragesimo Anno. "Rerum Novarum" sera la source et le fondement de la nouvelle congrégation des Aumôniers du Travail.

C'est vers la fin de 1893 que Monsieur l'Abbé Reyn, religieux de la congrégation du Sacré-Cœur, encouragé par l'Evêque de Liège, désire tenter l'expérience dans le diocèse. En bon religieux, il fit part à ses supérieurs des démarches auprès de l'Evêque de Liège et de ses intentions de quitter sa congrégation pour en fonder une autre.

Le 8 février 1894, Monsieur l'Abbé Rey, alors âgé de 34 ans, quitte avec plusieurs de ses confrères, la congrégation des missionnaires du Sacré-Cœur. Le 9 février, il se présente avec eux à Monseigneur Doutreloux. Après plusieurs difficultés de tout genre, le 21 novembre, Monsieur l'Abbé Reyn reçoit de l'Evêque l'autorisation de former une nouvelle congrégation religieuse dans son diocèse.

Il faudra attendre le 25 mars 1895 pour que la Société des Aumôniers du travail soit constituée définitivement.

Fondée le 21 novembre 1894, la Maison de Seraing est le "Berceau des Aumôniers du Travail". Près de la gare, on construit la maison des ouvriers et celle des Aumôniers. Ouverture du cercle ouvrier, du syndicat, du bureau de consultation, de la maison de logement et de la cuisine populaire.

Pendant cette période, les Aumôniers implantés dans différents endroits en Belgique sont surtout aubergistes, hôteliers pour les ouvriers, intermédiaires entre les ouvriers et les patrons.

ls démarrent péniblement une coopérative d'épicerie et une boulangerie. Ils organisent une caisse d'épargne, des bureaux de placement, des secrétariats du peuple, des bibliothèques, une dramatique, un groupement de femmes chrétiennes, un peu d'enseignement professionnel. On les réclame un peu partout et, quoique trop peu nombreux, ils étaient déjà, à la fin du siècle dernier et dans les toutes premières années du siècle actuel, implantés à Seraing, Saint-Gilles (près de Liège), Charleroi, La Docherie, Morlanwelz, la Brugelette, Montegnée, Comblain-au-Pont, Virton, Anvers. C'est vers 1905-1910 que la jeune congrégation change l'optique de ses activités pour des causes morales et financières trop longues à décrire en quelques lignes. Ils constatent le manque d'instruction de la classe ouvrière et se décident à établir l'enseignement professionnel du jour et du soir. Aujourd'hui, on retrouve les Aumôniers:

En Belgique:

SERAING(1894) Ecole technique - ANVERS(1899) Ecole technique - VIRTON(1899) Ecole technique - CHARLEROI(1901) Technique - MONTEGNEE(1902) Paroisse - SAINT-TROND(1912) Ecole technique - SCHAERBEEK(1916) Ecole technique - ARGENTEUIL(1921) Centre de pastorale - MERKSEM(1924) Ecole technique - BOUSSU(1929) Ecole technique et commerciale - ARLON(1949) Ecole technique et commerciale - MELDERT(1957) Humanités.

Au Congo:

KAMBOVE (1959) Paroisse et œuvres sociales

Au Brésil:

Coronel Fabricano(1963) Université technique - Conselheiro-Lafaiete(1967) Paroisse et école technique - Contagem (1981) Maison de formation des Aumôniers du Travail au Brésil.

Sous le patronage de la Sainte-Famille, les Aumôniers sont prêtres ou frères, ils observent tous la vie strictement commune, sous le gouvernement d'un Supérieur Général (actuellement Monsieur l'Abbé Alfons VAN LOOVEREN).

 

Histoire de notre école

On doit à l'initiative d'un homme éminent, le Ministre d'Etat Michel Levie, le projet d'organisation d'une école professionnelle à Charleroi. Ce projet soumis à l'Abbé Reyn, fut concrétisé par la fondation, en 1901, du Collège Technique de Charleroi, et de son agréation par l'Etat en 1902.

On ne peut omettre de rappeler l'aide apportée à l'institution naissante, par la société coopérative "Les Ouvriers Réunis", qui mit à sa disposition les premiers locaux indispensables et, par la suite en 1905, plusieurs autres bâtiments exigés par l'accroissement de la population scolaire. Dès la cessation des activités de cette entreprise, les Aumôniers ne manquèrent pas de racheter l'ensemble des bâtiments, le 20 décembre 1979.

Aujourd'hui le collège Technique "Aumôniers du Travail" Charleroi comprend plusieurs unités d'enseignement:

  • Enseignement de plein exercice: une école technique et une école professionnelle
  • Enseignement de promotion sociale: enseignement secondaire et enseignement supérieur de type court : pédagogique, technique et économique.
  • Enseignement Supérieur de Type Long (Haute Ecole Louvain en Hainaut)
  • Enseignement Supérieur de Type Court (Haute Ecole Haute Ecole Louvain en Hainaut)